5 choses à savoir sur Fernando Botero

Une introduction à l'artiste peut-être le plus connu d'Amérique du Sud, dont les peintures et sculptures abordent des sujets allant des vieux maîtres à la tauromachie et à la vie domestique.

1- Botero a été enrôlé pour suivre une formation de torero.

Botero a commencé à dessiner et à peindre des aquarelles dès son plus jeune âge. En 1944, un oncle, qui avait assumé un rôle important dans la vie familiale après la mort de son père, l'inscrivit dans une école de formation de toreros, pour reconnaître que son neveu s'intéressait plus au dessin et à la peinture des taureaux qu'à leur combat. Les premières oeuvres de Botero - des aquarelles de taureaux et de matadors - ont été vendues par un homme qui échangeait des billets pour des corridas. En 1948, alors qu'il n'avait que 16 ans, il fit publier ses premières illustrations dans l'un des journaux les plus importants de Medellín. Trois ans plus tard, il organise sa première exposition personnelle à Bogota.

2- L'étude des Maîtres anciens a été révélatrice de l'art de Botero

A l'âge de 20 ans, après avoir remporté le deuxième prix du Salon Natioanal des Artistes de Bogota, Botero embarque pour l'Europe, voyageant avec un groupe d'autres artistes. Pendant un an à Madrid, il passa ses journées à copier les anciens maîtres du Prado. Il s'installe ensuite à Paris puis à Florence pour étudier les maîtres de la Renaissance italienne. Ce fut une période révélatrice pour l'artiste, qui n'avait auparavant vu l'art européen que par la reproduction. Bien que Botero ait été inscrit dans des écoles d'art pendant ces premières années, il se considère avant tout comme un autodidacte.

3- L'eurêka de Botero s'accompagne d'une mandoline

L'inspiration artistique de Botero est venue d'Amérique latine et d'Europe. Les muralistes mexicains ainsi que les maîtres espagnols Pablo Picasso et Juan Gris ont été parmi les premiers à stimuler l'imagination créatrice de Botero. Tout comme Picasso, dont la percée cubiste est venue après avoir expérimenté la construction d'une guitare, Botero a eu son moment « d'eurêka artistique » avec une mandoline. En 1956, alors qu'il vivait à Mexico, Botero a peint une mandoline avec un trou sonore inhabituellement petit, permettant à l'instrument de prendre soudainement des proportions exagérées. C'est ainsi qu'a commencé l'exploration du volume par l'artiste tout au long de sa vie.

4- Botero ne peint pas des « gens gros » - il peint des volumes

Botero est reconnu dans le monde entier pour son style singulier qui incorpore des figures et des objets rotuleux et fantaisistes qui sont souvent imprégnés d'une subtile satire. En manipulant l'espace et la perspective, il attire l'attention sur la monumentalité de ses figures, les montrant dans des espaces qui semblent trop petits pour les contenir. Il est resté catégorique sur le fait qu'il ne « peint pas des gens gras » ; ce qu'il peint, ce qu'il sculpte, insiste-t-il, c'est le « volume » et la « sensualité de la forme ». Il a exploré le volume et la sensualité de la forme dans des sujets aussi divers que le cirque, les réinterprétations de maîtres anciens, les nus, les scènes de rue latino-américaines, la vie domestique, les bordels, les portraits de personnalités politiques.

5- L'art de Botero peut être politiquement engagé

Bien que Botero ait soutenu que « l'art devrait être une oasis, un lieu de refuge contre la dureté de la vie », son oeuvre est parfois très engagé politiquement. A partir des années 1990, il a peint une série sur la violence liée à la drogue en Colombie. Un tableau, La mort de Pablo Escobar, représente le baron colombien de la drogue abattu par la police. Expliquant sa réponse à la violence liée à la drogue dans son pays en 2000, Botero a déclaré : « Le drame colombien est tellement disproportionné qu'aujourd'hui on ne peut ignorer la violence, les milliers de déplacés et de morts, les processions des cercueils. Contre tous mes principes, je devais peindre la violence. » Plus tard, il a produit sa série Abu Ghraib, axée sur des reportages sur la torture des prisonniers irakiens.

Les sculptures de Botero ornent les espaces publics du monde entier. Outre les nombreuses sculptures de Botero que l'on peut admirer dans son Medellín natal, on peut admirer des pièces monumentales de l'artiste dans les rues de New York, Paris, Barcelone, Madrid, Jérusalem, ... . De nombreuses rétrospectives de par le monde témoigne de l'attrait véritablement international de son oeuvre.

Où trouver des oeuvres authentiques et certifiées de Botero ?

Si vous achetez un dessin, une peinture ou encore un bronze de Botero dans une salle des ventes, dans une galerie ou sur le web, seul un certificat d'authencité de la main de l'artiste peut garantir votre achat.

Pour exemple, dernièrement est apparu un bronze de Botero dans une grande salle des ventes françaises et celui-ci a été retiré au dernier moment, car il s'agissait d'un faux.

Les Galeries Bartoux sont connues pour leur sérieux et vous permettront d'acquérir sans risques des oeuvres de Botero et nous vous conseillons de lire cet article : Pour quelles raisons investir dans une oeuvre d'art ?

Fernando Botero, Cheval, sculpture en bronze
Fernando Botero, Cheval, sculpture en bronze - Galeries Bartoux